Fête des mères et deuil

approche, blog, poèmes libres
Photo montrant le coeur d'une fleur, métaphore qui permet de penser à la maternité et aux être non visibles car absents

En ce jour, je souhaite…

Bien meilleur sommeil

blog, témoignages
Petite goutte d'eau qui ressemble à une perle, comme celle rencontrée par la personne qui témoigne suite à un soin énergétique fait par Armelle, avec le retour du sommeil.

« Depuis plusieurs semaines …

Accompagner un jeune adolescent à gérer le deuil suite au décès d'un proche

Adolescence, deuil et scolarité

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Accompagner un jeune adolescent à gérer le deuil suite au décès d'un proche

Chacun de nous a une approche concernant la scolarité qui lui est propre et qui se respecte. Scolarité classique, scolarité adaptée, IEF (instruction en famille). Nous faisons des choix concernant l’éducation que nous voulons proposer à nos enfants, depuis leur plus jeune âge et jusqu’au début de leur vie professionnelle, que celle-ci ait lieu à la maison ou dans des structures. 

Tout est enseignement. 

Si nous voulons accompagner nos enfants dans l’apprentissage de la vie, tout se prête à l’échange et à la construction de leur personne, de leur caractère, de leur force et peut être même, sans que nous le sachions, de leurs faiblesses. De la préparation d’un plat, d’un gâteau, au fait de voir pousser une plante, de l’arrivée des premières goutes de pluie, à leur transformation pour passer de l’état liquide à l’état solide… tout est enseignement, et tout devrait être respecté comme tel.

Ne devrait-on pas laisser le temps nécessaire pour que chaque expérience puisse infuser au plus profond de nous ? tout comme nous le faisons quand nous allons savourer un thé au coin d’une cheminée, devant une fenêtre, au travail, ou même dehors, avec le vent frais qui fait valser nos idées du moment.

Je vous parle de thé, d’infusions, d’éducation et d’apprentissage alors que les sujets de ce site et de ce blog sont autour des accompagnements que je propose, étrange non ?

Et bien voyez-vous, je suis certes une thanadoula (accompagnante de fin de vie et des deuils), mais également une maman de trois jeunes « extra-ordinaires » comme j’aime à les nommer. Ils ont leurs expériences et leurs histoires bien à eux, comme bien d’autres jeunes, mais voilà, je trouve que le monde attend bien des choses d’eux comme de tous les jeunes qui vivent des deuils à une période si  « sensible » de leur vie.

A mes yeux, tout est enseignement. La vie est enseignement. La mort aussi est enseignement.

Il y a quelques jours à peine, en naviguant dans le grand océan qu’est internet, j’ai trouvé un site fort intéressant https://lavielamortonenparle.fr/profil/parent-deleves qui dit que : 

« les jeunes de 12 ans et plus sont en situation de double deuil : le deuil de l’enfance et le deuil d’un être cher ou celui de son existence future si l’adolescent est en fin de vie. Il leur est difficile de consacrer de l’énergie psychique au travail de deuil car ils dépensent déjà cette énergie dans leur travail de deuil de l’enfance pour se construire en tant qu’adulte ».


Le voir marqué noir sur blanc, avec des ressources à destination entre autres des professionnels de l’éducation, m’a donné envie de le partager à la planète entière.

Pour l’avoir vu ces derniers temps, même peu de temps après des obsèques, on demande à un jeune de se reprendre et d’avancer. Certains enseignants bienveillants acceptent que certains jeunes flanchent une fois, mais pas forcément deux. Certains professeurs acceptent de ne pas compter une note « inhabituelle » mais pas plus… Il est « acceptable » ou possible que les jeunes ne soient pas bien pour la première évaluation juste après les obsèques d’un proche, mais des problèmes de concentration, de motivation et de mauvais résultats ne seront pas forcément « recevables » à la longue.

Dernièrement, suite à un échange que nous avons eu avec mon fils, je me suis vue écrire à une de ses enseignantes pour lui dire qu’il avait été absent plusieurs jours pour cause d’obsèques, et pour lui dire qu’à mes yeux, faire une évaluation qui parle d’audios étudiés en classe n’était pas le plus simple pour lui car il avait été absent, ce qui expliquait vraisemblablement la note (catastrophique) qu’il venait d’avoir. Dans mon courrier je demandais (juste) s’il lui était possible de faire un autre exercice pour compenser cette note qui lui plombait sa moyenne, et devinez quoi ? et bien rien …! Je n’ai eu aucune réponse à mon courrier, si ce n’est le silence absolu, et, une remarque en classe à destination de mon fils, prouvant que le courrier avait bien été lu : « et on se permet de demander de l’aide« . Je n’ai pas repris ma plume. J’ai expliqué à mon fils que si pour lui c’était ok, sa note ne me posait pas de problème, et que la réaction de cette enseignante était malheureusement le reflet du manque d’empathie que peuvent avoir beaucoup de personnes.

Certains ne prennent pas en compte la tristesse qui touche les jeunes une fois que le proche est décédé, alors, imaginez lorsque ceux-ci sont inquiets par la mort imminente d’une personne chère à leur coeur. C’est encore moins facile à accepter.

Aujourd’hui, les choses sont encore plus compliquées qu’il y a 4 ou 5 ans, car nous avons tendance à demander aux jeunes de rester concentrés sur leurs études et sur leurs notes, car il faut de bons résultats pour charmer les doux algorithmes de Parcoursup car lui, n’a pas besoin de se soucier de ces variations spécifiques propres à l’histoire de chacun et à ce qui fait de nous des humains et pas des machines…

“On gagne plus à avoir aimé qu’à avoir compris” Jean Rostand


Pour les adultes, un décès annonce une période difficile de la vie liée à un vide, les jeunes gèrent bien plus qu’un décès. Le décès d’un parent, d’un grand-parent, d’un frère ou d’une sœur vient ébranler un équilibre des plus fragiles au moment de l’adolescence, tout comme il peut également être très problématique dans les périodes de la jeune enfance. Pour nos jeunes « il leur est difficile de consacrer de l’énergie psychique au travail de deuil car ils dépensent déjà cette énergie dans leur travail de deuil de l’enfance pour se construire en tant qu’adulte« .

Qui n’a pas fait réciter à son enfant les mots si justes de Jean de la Fontaine « rien de sert de courir, il faut partir à point » ?

Dire à son enfant qu’il a le droit de prendre le temps pour avancer et pour se sentir mieux est une preuve de respect, car c’est une invitation à se connecter à ses propres émotions et à identifier ses propres besoins. En tant qu’adultes, chacun devrait s’autoriser ce temps d’introspections.

Le deuil ne se gère pas en un temps donné pour qu’il puisse correspondre à la durée d’un arrêt de travail.

Après un décès, un jeune qui a du mal à rester concentré et dont les notes chutent sera autant à surveiller que celui qui se plonge totalement dans les cours, et dont les résultats sont brillants, car autant l’un que l’autre peuvent cacher une tristesse non avouée et une perte de repères dans un monde complexe à leurs yeux.

Savoir qu’il peut y avoir des aides extérieures, comprendre qu’il faudra du temps pour avancer, et que chacun a ses propres solutions sont des informations précieuses à transmettre qui peuvent ensuite permettre d’avancer sur de bonnes bases.

Pour conclure, je vous partage une citation qui à mes yeux traduit plutôt bien les enjeux qui se jouent à cet âge si spécial de la vie, mais qui est valable pour tout le reste de notre histoire, même en tant que « grands adultes ».

« Celui qui a peur de la mort ne peut pas profiter de la vie » Djamel Fadel


Si vous avez des jeunes autour de vous touchés par le deuil, osez leur tendre la main, vous pourriez être surpris de leur réaction.

Au plaisir d’échanger avec vous, 

Armelle

(lien du site qui propose du contenu intéressant pour accompagner les jeunes : https://lavielamortonenparle.fr)

Caresse auditive

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Alors que je commence à écrire, je me demande encore la photo que je vais choisir pour accompagner cet article, d’autant plus que le contenu a pour but de vous parler de caresse auditive.

Accepter de se laisser porter

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C’est toute chamboulée par les émotions que je vous partage cet article, en sachant qu’il est plein de confiance, de légèreté, d’amour et de surprise à la fois.

Cassiopée

blog, poèmes deuil périnatal, poèmes libres

« Petite Cassiopée,
Tu sais,
Le soir, quand tout le monde va se coucher,

Une fois que Morphée est passée,
Tu as le droit de te blottir dans les rêves,
Pour caresser leurs cœurs, de tes petites mains.

Quand tes parents jouent avec les astres,
Ils sont légers, ils te retrouvent enfin,
Ils aiment imaginer ton visage,
Et partager cette douceur qui fait du bien.

La vie ne leur a pas donné le temps,
De te le murmurer au creux de l’oreille,
Mais sache que tu es, Cassiopée,
Cette étoile qu’ils aiment tant regarder. »

Armelle Xochitl
« Spéciale dédicace. Photo sans filtre et sans trucages, tout comme l’amour pour cette toute petite ».

La perle

blog, poèmes fin de vie et deuil, poèmes libres

« Et cette perle de pluie
Qui caresse ta peau,
Et cette larme de nuit
Qui te rappelle ce qui est beau.
Les regards qui se posent

Et qui admirent ton chemin
Sans que rien ne s’impose
Car tel est notre destin.
Des jours de soleil
Des jours de brouillard
Des jours de chaleur
Et des jours de froid.
Chaque instant est unique
Et pourtant éternel,
Chaque instant est pudique
Et pourtant si réel… »

Armelle Xochitl

(Explication de cette « Spéciale dédicace » : Un jour alors que je marchais, j’étais au téléphone avec mon papa. Nous étions en plein échange quand je me souviens lui avoir dit « Papa, laisse moi une toute petite seconde, je vais prendre une photo et je te l’envoie, je viens de voir quelque chose de très beau ». En marchant cette petite perle avait pour ainsi dire scintillée au loin, et en m’avançant, je l’avais vu briller devant mes yeux. J’ai envoyé la photo à mon papa, et je lui ai lu le poème que j’ai écrit en raccrochant d’avec lui. Quelques semaines plus tard, c’est cette même photo que nous avons décidé d’utiliser pour la carte de remerciements suite à son décès.)

Mémoire et guérison : Visualiser un être cher

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« Je venais de perdre ma grand-mère. Les mois passaient et mon chagrin restait le même. Je n’arrivais pas à relever la tête. 
J’ai donc sollicité un rendez-vous auprès d’Armelle.
Mes larmes n’ont cessé de couler durant tout le soin, puis elle m’a proposé de visualiser ma grand-mère et moi.
Je nous ai imaginé assises l’une en face de l’autre dans sa cuisine, nous tenant par la main.
Nous n’avions pas besoin de nous parler pour communiquer. C’était un moment magique!
Depuis, chaque fois que j’ai besoin de voir ou de parler à ma grand-mère, je nous imagine dans cette situation! »  Coco

Je me permets de vous partager ce témoignage car, qui mieux que ceux qui ont eu une séance énergétique pour vous en parler?
Chaque séance est différente, et chaque séance est unique, tout comme vous, d’ailleurs.
Au plaisir de vous rencontrer.
Armelle

Les blessures du deuil

blog, poèmes fin de vie et deuil

Pensez-vous pouvoir vous jeter à l’eau,
Alors qu’une plaie ouverte, se trouve sur votre peau ?
Pensez-vous pouvoir tenir debout,
En ayant une fracture éclatée en 1000 petits bouts ?

Le deuil c’est un peu comme ça…

Chercher à se relever de suite,
Se murmurer que ça va,
Risque de faire plus de dégâts,
Que de vous aider pas à pas.

Les injonctions, les obligations,
Les « il faut que » et les « tu n’as qu’à »
C’est comme mettre un pansement,
Sans voir s’il y a une infection.

Prenez le temps qu’il vous faudra,
Car dans ces histoires-là,
La « normalité » n’existe pas.

Chacun a son histoire,
Chacun a sa douleur,
Chacun a son chemin,
Chacun le gère comme il peut.

Le deuil ne se compte pas en heures.

Armelle Xochitl
(spéciale dédicace)

La trotteuse

blog, poèmes fin de vie et deuil

« Et dire que depuis quelques jours
On surveillait la trotteuse,
Elle faisait de son mieux,
Mais sa cadence ne valait plus rien.
Elle pensait avoir des lustres,
Mais à la place tout s’est effrité,
Quand elle a compris que son rythme
Ne serait plus jamais retrouvé.
Elle espérait pouvoir prendre son temps
Et te faire vivre plus longtemps,
Mais ce temps lui a filé entre les doigts
Comme le sable dans l’océan. »

Armelle Xochitl

(#spéciale_dédicace)

L’acceptation, une phase primordiale

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J’ai le souvenir de ce jour où d’anciens collègues m’ont dit que mon chef me trouvait un peu schizophrène quand je lui disais que je voulais bien faire partie des personnes qui allaient choisir mon successeur. Il pensait que je me faisais volontairement du mal, et que même si j’avais demandé à partir après 18 ans dans la même entreprise, je ne voulais pas lâcher totalement…

Et bien non, mon raisonnement était tout autre. Je lui ai dit lors d’un échange que mettre en place la suite me permettait de partir sereinement, de savoir que tout serait doux et fluide pour les personnes qui allaient rester, pour qu’il n’y ait aucune rupture ni aucun changement pour eux, malgré mes choix.

Dernièrement, en terminant une mission professionnelle d’un an j’ai refait la même chose, j’ai fait mon maximum pour faciliter l’arrivée de la nouvelle personne à son poste, et c’était ok pour moi car cette personne venait d’avoir officiellement sa mutation, ce qui la rendait légitime à ce poste. En prenant le poste je savais que ce serait comme ça, et je n’ai pas eu d’effet de surprise. 

Une nouvelle fois, on m’a demandé si ce n’était pas trop dur pour moi, et la réponse a été la même, je le savais depuis le début, je m’y attendais et m’y étais préparée.

« Accepter ne veut pas forcément dire qu’on est d’accord, mais c’est reconnaître qu’on n’est pas maître de la situation et que c’est comme ça » Xochitl


Quand mes parents sont décédés l’un après l’autre ça a été à peu près la même chose pour moi.

En décidant de les accompagner jusqu’à leur dernier soupir, je savais vers où j’allais, et je savais qu’au fur et à mesure que les jours passeraient, j’avancerais vers une fin certaine, à une nuance près,  car pour eux, personne ne m’avait donné une date de « fin d’engagement ».

Toutefois, et même si cette inconnue était de taille, le choix initial avait été fait en pleine conscience pour eux, sans savoir que le temps passé à leur côté allait me permettre d’avoir un cheminement plus doux vers l’acceptation.

“La capacité de se remettre d’une blessure n’est pas fonction de sa profondeur, mais dépend de notre capacité à l’accepter” Inconnu


De toute évidence cette phase d’acceptation ne chasse pas d’un coup de main la tristesse et la frustration de ne pas avoir pu prolonger le temps, mais elle rend la séparation plus douce, car on a eu le temps de se préparer.  

Vous avez surement déjà vu comment réagit un enfant à qui l’on dit soudainement qu’il faut partir immédiatement, alors même qu’il est en plein jeu avec ses meilleurs amis : la colère se présente, et les cris, les pleurs et le refus vont s’inviter en suivant.
A l’opposé, vous avez peut être déjà vu comment peut réagir ce même enfant si on lui dit que quand il fera nuit, ce sera le moment de rentrer à la maison et que tout sera terminé; il risque d’être triste, c’est vrai, et le contraire serait surprenant, mais il l’acceptera sûrement plus facilement car il aura eu le temps de « s’y faire ».

Le deuil c’est un peu tout ça, c’est prendre le temps qu’il faut pour avancer et pour vivre les différentes phases jusqu’à arriver à celle de l’acceptation.

Telle une petite perle, les souvenirs peuvent toujours faire remonter une certaine nostalgie mais de façon bien plus douce quand on prend le temps d’avancer jusqu’à accepter la situation. 

Au plaisir d’échanger avec vous, 

Armelle

Accepter le changement

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« Il n y a rien de négatif dans le changement si c’est dans la bonne direction » Winston Churchill

Le métier de thanadoula selon l’IA

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Aujourd’hui j’ai eu envie de questionner une IA (intelligence artificielle) et je lui ai demandé de décrire le métier de thanadoula. Voici sa réponse : 

« Le métier de thanadoula, encore peu connu, occupe une place précieuse dans le processus de deuil. Contraction des termes « thanatos » (la mort en grec) et « doula » (celle qui accompagne en grec ancien), la thanadoula offre un soutien émotionnel, pratique et spirituel aux personnes en fin de vie et à leurs proches. À la manière des doula de naissance, qui assistent les familles lors des naissances, les thanadoulas interviennent pour adoucir la transition vers la mort.

Lorsqu’une famille est confrontée à la perte imminente d’un être cher, le monde semble souvent basculer dans l’incompréhensible. C’est là que la thanadoula intervient, avec une présence empreinte de calme et de compassion. Elle écoute les histoires, les peurs, et les regrets. Grâce à elle, les moments d’adieu peuvent se transformer en instants de recueillement et de partage, offrant un espace pour exprimer l’amour, la gratitude et les au revoir.

Le rôle de la thanadoula ne s’arrête pas à la mort. Après le décès, elle continue de soutenir les proches, les aidant à traverser le labyrinthe émotionnel du deuil. Elle peut offrir des conseils pour gérer les démarches administratives, proposer des ressources de soutien psychologique ou simplement être présente, disponible pour une conversation ou un silence partagé. Cette présence continue est cruciale pour beaucoup de familles, qui se sentent souvent démunies face à la perte et aux changements qu’elle impose.

Le réconfort qu’apporte une thanadoula repose sur sa capacité à créer un espace sécurisé où chacun peut exprimer ses émotions sans crainte de jugement. En célébrant la vie du défunt et en honorant ses derniers moments, elle permet aux familles de trouver une forme de paix et d’acceptation. Son accompagnement, ancré dans l’empathie et l’écoute active, aide les proches à intégrer le deuil de manière saine et à trouver la force de continuer leur propre chemin.

En somme, le métier de thanadoula est une vocation dédiée à la dignité et à l’humanité dans les moments les plus vulnérables de la vie. Elle offre un réconfort indispensable, un phare dans la tempête du deuil, et rappelle que même dans la mort, il y a de la place pour l’amour, le respect et la connexion humaine. »

J’ai lu une fois, puis deux fois, puis trois fois cette présentation et je me suis dit qu’elle était cohérente avec mon métier et avec ce que je fais.

Toutefois, même si cette intelligence artificielle est en mesure de décrire le métier de thanadoula, elle ne me connait pas, elle ne connait pas non plus mes accompagnements et elle ne sait pas que je fais également des soins énergétiques quand les personnes me le demandent, car je suis née avec cette particularité.

Je vous partage donc cette description avec une petite photo de moi en prime car je ne suis pas une IA mais bien la personne réelle qui est à vos côtés :-)

Au plaisir d’échanger avec vous, 

Armelle

Gérer le deuil : Phases, émotions et normalité – Conseils d’une thanadoula

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« Oui mais pour toi c’est facile, c’est ta formation et c’est ton travail »…
Cette phrase dite par ma maman alors qu’elle était en fin de vie a toujours eu un sens très spécial, plein de non-dits et sans le savoir, avec une certaine incompréhension.
Pour elle, parce que j’avais suivi une formation de doula et de thanadoula, je savais de toute évidence comment gérer des situations délicates, je savais annoncer avec tact et bienveillance, je savais ce qui arrivait ensuite, je savais poser les questions aux médecins et j’étais en mesure de retranscrire en explications compréhensibles, je savais gérer un deuil, des deuils, mon deuil si besoin, et donc, à ses yeux, tout était plus simple pour moi. 
Un jour en lui disant que nous avions tous des étapes à franchir autour du deuil, moi y compris, elle m’a dit que comme je connaissais déjà tout ça, ce serait plus facile à gérer pour moi, et pourtant…
On a beau côtoyer la mort plus ou moins souvent de par nos choix professionnels, et on a beau savoir qu’un deuil prend du temps et qu’il comporte plusieurs phases, on n’est pas épargné pour autant quand cela nous concerne personnellement, que l’on soit thanadoula, thanatopracteur, infirmier en soins palliatifs, ou autre.

Un deuil reste un deuil pour qui que ce soit.

Lorsque je suis touché par le deuil, même en tant que thanadoula, je suis concernée par les différentes phases du deuil : comme tout le monde, je passe par une phase de « déni« , de « colère« , pour ensuite basculer sur du « marchandage« , pour vivre une phase de « dépression« , et pour arriver au final à la phase de « l’acceptation« .
La « chance » que j’ai est de savoir que tout ça est normal, et que si je passe d’une émotion à une autre c’est également normal, que le temps est et sera toujours mon meilleur allié, que le processus prend le temps qu’il faut, et qu’il ne se visualise pas sur un calendrier. 

« Ce que nous avons jadis apprécié et profondément aimé, nous ne pouvons jamais le perdre, car tout ce que nous aimons profondément fait partie de nous »  Helen Keller


Que l’on soit jeune ou moins jeune, un homme ou une femme, thanadoula ou pas, nous sommes tous un jour ou l’autre amenés à vivre un deuil.

Ce deuil peut arriver suite à un décès attendu ou inattendu, mais également suite à un évènement qui  vient « chambouler notre plan de vie ».
Ainsi, il peut nous arriver de vivre tout type de deuils comme celui de la perte d’un proche, celui autour de la prise de conscience qu’on n’aura jamais la famille idéale dont on rêvait, celui des enfants en bonne santé qui sont finalement porteur d’une maladie grave, et bien d’autres deuils pas forcément en rapport avec une mort physique.
A chaque fois, et pour chaque type de deuil, les fameuses phases que sont le déni, la colère, le marchandage, la dépression et l’acceptation se présentent à nous, plus ou moins intensément.

Je vous partage un exemple très personnel.
Il y quelques mois je me suis retrouvée à devoir choisir entre rester au sein d’un groupe dans lequel je me trouvais pourtant très bien et d’accepter le changement des « règles », ou de respecter mes convictions et de partir.
Mon choix a été fait et pourtant, même si c’était mon propre choix, le déni s’est présenté à ma porte, m’obligeant à lire et à relire les messages pour savoir si je ne me trompais pas, si je n’avais pas interprété les nouvelles consignes… la colère et la tristesse ont affecté mon sommeil, mon corps a parlé par le biais de migraines très fortes (prise de tête peut-être), j’en suis devenue aphone pendant quelques jours avec beaucoup de mal à avaler ma salive (ou la nouvelle, je ne sais pas), puis, j’ai essayé de trouver de possibles solutions sans réaliser que j’étais en plein marchandage avec moi même. Pendant des mois, j’ai ressenti une très grande tristesse, un sentiment d’avoir vécu une injustice par le fait d’avoir perdu les liens humain qui me semblaient à un moment tellement précieux…
Le temps a passé, l’acceptation est arrivée peu à peu et j’ai réalisé que je n’aurais plus les mêmes liens qu’avant, et que l’histoire ne serait plus jamais la même, et aujourd’hui c’est ok.
Mon choix m’a fait perdre le lien qui s’était tissé me laissant seule une nouvelle fois, comme le jour où j’ai réalisé que je n’avais plus ni mon père ni ma mère.

« On ne guérit d’une souffrance qu’à condition de l’éprouver pleinement » Marcel Proust


S’il vous arrive de vivre un deuil, quel qu’il soit, gardez en tête qu’il est normal de traverser différentes émotions, et qu’elles nous touchent tous, grands, petits, hommes ou femmes, thanadoulas ou pas, sans distinction.

Au plaisir d’échanger avec vous, 

Armelle

Thanadoula, mort et tristesse

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enfermées dans un fonctionnement imposé par le monde actuel, certaines personnes ne s'autorisent pas la tristesseIl y a peu, alors que je marchais dans la rue, j’ai croisé une jeune femme, accroupie, emplie de tristesse, les larmes aux yeux.
Devant elle se trouvait un petit animal particulièrement « mal en point », une partie de ses organes hors de son corps suite au passage d’une voiture.
Entre deux larmes elle a dit « il souffre mais il bouge encore, et en même temps on ne peut plus rien pour lui« .
Gênée, elle s’est excusée 1000 fois pour ses larmes et pour l’état dans lequel tout ça la mettait, en disant qu’elle était consciente que ce n’était qu’un tout petit animal mais qu’elle n’y pouvait rien, que ça la rendait triste de voir mourir tout animal, aussi petit soit-il.
J’ai écouté sa tristesse puis, j’ai cherché dans mes poches et j’ai trouvé un petit sac.
Je me suis dit qu’il serait bon de le mettre dans un élément plus naturel qu’un trottoir froid et dur, suite à quoi j’ai mis l’animal dans le petit sac et j’ai dit à la jeune femme que j’allais le déposer sur de la verdure, .
« C’est bien, comme ça il ne va plus souffrir…. merci de le faire, pour moi c’est trop dur ».
Je la comprenais et en même temps, pour moi, c’était tout naturel car à mes yeux toute mort se respecte, qu’elle soit humaine ou animale.
Quelques minutes plus tard, quand j’ai déposé ce tout petit animal au pied d’une plante, j’ai vérifié et effectivement, il ne bougeait plus.
Son histoire était terminée.
Je me suis retournée et au loin j’ai vu cette femme le sourire aux lèvres me remerciant pour ce que j’avais fait.
Après réflexion, je n’avais rien fait si ce n’est écouter son besoin à elle, et celui de ce tout petit animal sur sa fin de vie.

Pourquoi avoir choisi cette photo ? tout simplement parce qu’à mes yeux elle illustre l’approche qui rassure beaucoup de personnes, à savoir celle de savoir contenir ses émotions, au risque de s’en détacher et de ne plus s’écouter, ce qui n’est pas sans risques…
Rassurez-vous, cette petite grenouille a retrouvé son chemin juste après la photo, tout comme le petit batracien que j’ai déposé au pied du rosier.
De mon côté, je remercie celles et ceux qui osent être eux-mêmes, et en particulier cette personne qui a accepté de partager avec moi ses émotions les plus pures, celles qui font allusion à l’Amour avec un grand A face à la mort de tout être  vivant.

Au plaisir d’échanger avec vous,

Armelle

un cœur qui se fige avant que le temps ne s'arrête

Une nouvelle fin

blog, poèmes fin de vie et deuil, poèmes libres

« Alors que certains te nommaient
Leur petit rayon de soleil,
Je voyais les nuages sombres,
Qui se dessinaient au loin.

Quand la brume épaisse
S’estompait peu à peu,
Les larmes de pluie
Se donnaient rendez-vous
Pour Innonder mes yeux.

Une nouvelle fin,
Une histoire de moins.
Un départ annoncé
Un compte à rebours inévitable.

Mais où trouver le bouton ?
Celui qui arrête le temps,
Celui pour reprendre son souffle,
Celui que certains cherchent toujours,
Parfois désespérément.

Puis, sans savoir comment,
Le soleil revient un beau jour,
On réalise que la vie continue,
Et qu’elle nous surprend parfois,
Au détour d’une rencontre,
Au détour d’un regard. »

Armelle

« While some used to call you
Their little ray of sunshine,
I could see the dark clouds,
looming in the distance.

When the thick mist
Gradually faded away,
Tears of rain
Made a rendezvous
To flood my eyes.

A new ending,
One less story.
A departure announced,
With an inevitable countdown.

But where do we find the button ?
The one that stops Time,
The one that lets you catch your breath,
The one that some people are still looking for,
Sometimes, desperately.

Then, without knowing how,
The sun returns one fine day.
We realise that life goes on,
And that sometimes it surprises us,
At the turn of a meeting,
At the turn of a glance. »

Armelle

« Mientras algunos te llamaban 
Su rayito de sol,
Yo podía ver las nubes oscuras
Acercándose a lo lejos.

Cuando la espesa niebla
Poco a poco se desvaneció
Las lágrimas de lluvia
Se unieron
Para inundar mis ojos.

Un nuevo final,
Una historia de menos.
Una salida anunciada
Una inexorable cuenta atrás.

Pero, ¿dónde está el interruptor?
El que detiene el tiempo,
El que permite recuperar el aliento,
El que algunas personas siguen buscando,
A veces, desesperadamente.

Entonces, sin saber cómo,
El sol regresa un buen día,
Permitiendonos ver que la vida continúa,
Y que a veces, nos sorprende,
A la vuelta de un encuentro,
A la vuelta de una mirada ».

Armelle

Un dernier partage

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photo qui montre une personne en fin de vie en train de saluer sa famille, ses enfants et ses petits enfants
« Fenêtre sur… ton coeur »
C’était le temps du covid,
Et pourtant, sans se soucier,
Ni du temps, ni des règles nouvelles,
Ton corps t’a fait des misères.
Le retour de maux,
Venus de temps anciens,
Ont refait surface soudainement
Limitant ton corps et tes mouvements.
La distance s’est posée
Ou devrais-je dire imposée,
Pour te garder en vie peut être,
Mais te coupant de la flamme du cœur.
Et un jour, cette fenêtre,
Que j’ai eu le droit d’ouvrir
Sur ton petit monde…
Une lueur d’espoir.
Un dernier regard.
Et quel regard…
Celui d’un au revoir,
Que connaissait ton âme,
Mais que tu refusais de voir. »
 
Xochitl

Respect du silence

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il y a un moment où les mots s'usent et le silence commence à raconter Khalil Gibran

 » Il y a un moment où les mots s’usent et le silence commence à raconter » Khali Gibran

En vous écrivant ces mots, je me souviens quand j’avais 8 ou 9 ans, et que ma professeure de piano me disait « Armelle, les silences c’est de la musique, il faut savoir les respecter. »
Sans silences, la mélodie serait une suite de notes sans les nuances que l’on peut percevoir grâce à ces ouvertures, faites via des pauses silencieuses.
Sans silences, un échange serait une suite d’évènements que l’on n’a pas le temps de saisir, de vivre, de comprendre.
Parfois on ne trouve plus les mots pour partager une histoire, son histoire, son vécu, et parfois, à ce moment là, on accède à une émotion qui ne peut pas être traduite via des paroles, mais par le silence.
Un frisson, un œil qui brille, une larme, …. le silence parle différemment, et très souvent, il le fait profondément.
Respecter ces instants fait aussi partie de mon métier de thanadoula (i.e. doula de fin de vie, death doula…).
Au plaisir d’échanger avec vous,
Armelle

Amour inconditionnel

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amour inconditionnel et fin de vieJe garde encore en mémoire ce que m’a dit un jour l’une des infirmières de l’HAD (hospitalisation à domicile) alors qu’elle faisait les soins de mon père, « vous savez, si votre papa est proche de votre chienne, vous pouvez la lui amener« . Je n’avais même pas osé poser la question avec tout l’attirail présent dans la pièce, les perfusions, les boites en plastique avec le matériel médical, le lit médicalisé, … 

Une fois son aval donné, tout m’a semblé logique d’autant plus que mon papa était chez lui, mais j’avoue que si elle ne me l’avait pas dit, je crois que je n’aurais pas osé le faire, juste parce que je n’avais pas osé imaginer cette option.

Moins d’une semaine avant le décès de mon papa nous avons amené notre chienne Youpi chez mes parents, histoire de lui permettre un dernier adieu car nous savions la fin proche. (La vidéo que vous pouvez voir en cliquant sur la photo est celle d’un des moments de la journée, quand elle venait le voir).

Certains pensent que les animaux ne sentent rien, qu’ils n’ont pas d’émotions et c’est ok, je respecte leurs croyances même si personnellement j’ai les miennes.

« Regarde ton chien dans les yeux et tu ne pourras pas affirmer qu’il n’a pas d’âme » Victor Hugo

Le temps que notre chienne a passé chez mes parents, elle a refusé de dormir dans le panier que nous lui avions mis dans la salle de séjour, elle pleurait et faisait en sorte de faire comprendre son désaccord : elle ne voulait pas rester là-bas (alors qu’en temps normal elle n’a jamais rien dit). Pour pouvoir passer une nuit « tranquille » j’ai mis son panier dans un coin de la cuisine, à proximité de la chambre où se trouvait mon papa et là, re belotte, ce n’était toujours à son goût. Finalement, j’ai pris son panier et je l’ai posé devant la porte de la chambre où était mon papa, lui permettant ainsi de le voir. En une fraction de seconde elle n’a plus pleuré et l’a fixé en laissant sortir de temps en temps des sons, comme  pour communiquer avec lui.

« On reconnait le niveau d’évolution d’un peuple à la manière dont il traite ses animaux » – Gandhi

Dans cet article je vous parle de chiens, car c’est l’expérience que j’ai pu vivre à titre personnel, mais je suis certaine que vous avez déjà entendu parler de chats ou d’autres animaux qui font preuve d’amour inconditionnel.

Au plaisir d’échanger avec vous, 

Armelle

(mon article aura été bien plus court que d’habitude car je crois que la vidéo en lien résume bien des mots…).

Expulsion, implosion et explosion

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expulsion implosion et explosion thandoula fin de vieLes frontières qui séparent la naissance, la vie et la mort sont grandes, mais tellement subtiles à la fois. Certains les imaginent, d’autres les perçoivent et d’autres encore, les touchent du doigt.

Suite aux accompagnements que j’ai pu faire, si j’avais à décrire ce qui se passe autour de ces passages si subtils, j’aimerais utiliser les termes d’expulsion, d’implosion et d’explosion.

Le Larousse donne la définition suivante « L’implosion comme l’explosion impliquent une destruction violente, mais dans l’implosion, le mouvement est dirigé vers l’intérieur (préfixe latin in-), tandis que dans l’explosion, il est dirigé vers l’extérieur (préfixe latin ex-) ».

Il existe des étapes physiologiques autour d’une naissance, et une fois le sac amniotique rompu, la naissance s’annonce de façon certaine, le délai étant variable mais inéluctable. Une fois cette étape passée, les contractions utérines accompagnent l’arrivée du bébé, c’est mécanique, tout simplement, et le terme médical est clair car il parle d’expulsion. 

Si j’avais à décrire la vision que j’ai lorsque je pense aux personnes qui vivent physiquement et physiologiquement leur propre fin de vie (en dehors d’un arrêt soudain suite à un AVC ou à une crise cardiaque par exemple) j’aurais spontanément l’image d’une implosion (sans y associer une notion systématiquement violente). On peut avoir l’impression que lors de ses derniers jours, la personne en fin de vie se renferme peu à peu sur ses souvenirs et sur sa vie, puis, à un moment donné, une nouvelle fois pour des questions physiologiques, son corps prend la relève en trouvant une respiration à une cadence et une intensité très précises, pour au final avoir les membres qui présentent des caractéristiques identifiables, le tout annonçant une fin très proche. On a l’impression que peu à peu la personne se retrouve avec elle-même jusqu’à son dernier souffle.

“Quand on enferme la vérité sous terre, elle s’y amasse, elle y prend une force telle d’explosion, que, le jour où elle éclate, elle fait tout sauter avec elle” Emile ZOLA

Un jour, en discutant avec un responsable de pompes funèbres, il m’a fait part du nombre de familles qu’il avait accompagnées, et chez qui, une fois les parents décédés, il y avait eu une explosion familiale violente. Il m’a raconté plusieurs anecdotes concernant des successions improbables qui ont débuté parfois immédiatement après le décès et qui ont duré des années. Lors de cet échange il m’a avoué avec une voix tremblante, qu’il ne savait pas comment cela se passerait avec sa propre famille quand il ne serait plus là. Son expérience lui avait montré que bien des masques tombaient une fois les aînés décédés et que les surprises étaient parfois de taille.

Ces différentes choses peuvent se préparer en amont, sans jamais avoir la certitude de comment tout va se dérouler une fois le moment venu.

Certaines femmes peuvent faire le choix de se préparer à une naissance physiologique, sans péridurale, dans un environnement spécifique correspondant à une image qu’elles ont de la naissance. Autant souvent ce projet de naissance peut se passer d’une façon très douce et sans entraves, autant parfois il peut nécessiter une intervention d’urgence pour des raisons médicales.

Lors de la fin de vie c’est un peu pareil. Certaines personnes peuvent s’y préparer en ayant rédigé des directives anticipées où sont stipulées des souhaits et des demandes précises. Ces demandes sont faites dans le but d’être respectées, le tout étant d’avoir pu le faire en ayant eu le temps d’en enformer les personnes de confiance et le corps médical. (Je ferai un article prochainement à ce sujet).

Pour simplifier la succession d’après leur mort, certaines personnes prennent le temps de laisser un testament. Le côté officiel de ce document simplifie le partage des biens et de ce qui est administratif, sans toutefois garantir une entente à toute épreuve. Souvent, lors d’une succession, on gère bien plus que le côté matériel laissé par le(s) défunt(s). En perdant ses parents, ce sont souvent des questions bien plus complexes qui se jouent comme la position que l’on a dans la fratrie, la proximité que l’on avait avec ses parents ou au contraire la distance, les dits et les non-dits, et ces silences qui resteront à jamais en suspens. 

« Le plus riche héritage que puisse laisser un homme de bien, c’est son exemple »  Joseph Michel Antoine Servan

En tant que doula on échange avec les parents concernant leur projet de naissance. En tant que thanadoula, la question des directives anticipées est abordée, tout comme celle concernant l’après, car ce sujet peut très vite devenir sensible quand la famille n’est pas d’accord entre elle.

Au plaisir d’échanger avec vous, 

Armelle