mains nb« Allongé sur une table de massage, au chaud sous une couverture bariolée, la détente arrive. L’encens léger y contribue sans doute.
Le tambour chamanique résonne dans la pièce, Armelle se déplace lentement.
Arrive alors un vieux monsieur. Je le vois, bien que mes yeux soient fermés. Le visage ridé, les cheveux longs attachés, c’est un indien d’Amérique du Nord qui nous rend visite. Il vient participer au soin.
La séance se poursuit, je suis en de bonnes mains… » Paulo

L’instant

En secret, savamment ,
A demi mots, doucement,
A pas de velours, prudemment,
On a su attendre jusqu’à présent.
 
Le temps glisse,
L’étang s’assèche,
L’autan souffle,
Et l’automne emporte le vent.
 
Lubie passagère ?
C’est avec un cœur grand ouvert,
Avec des sens en éveil,
Que la vie devient éternelle.
 
Savourer chaque instant,
Comme si c’était le dernier,
S’émerveiller devant chaque regard,
Comme si c’était le premier.
 
La caresse d’une pupille,
La chaleur d’un iris,
La douceur de chaque cil,
Ou la profondeur d’une âme.
 
Xochitl

J’aimerais

calacas« J’aimerais,
Faire sonner ton téléphone,
Pour te raconter ma journée…
Pouvoir te prendre dans les bras,
Pour te partager mon amour…
Te préparer à manger,
Pour m’assoir en face de toi…
Te regarder t’endormir,
Pour te retrouver au petit matin…
Mais tout ça je ne peux pas.
Je ne peux plus,
Te regarder dans les yeux,
Car tes paupières se sont fermées …
Chercher les battements de ton cœur,
Car il ne bat plus la chamade …
Entendre tes pas qui glissent,
Car ton corps est silencieux …
Te raconter mes escapades,
Car tes oreilles se sont fermées…
Alors, je ferme mes yeux
Pour te sentir à mes côtés
Tu es ici, tu es là-bas,
Tu es partout,
Tu n’es plus là… »
 
Xochitl

La plume

je suis avec toi

« Mon enfant,
Que ces paroles et ces mots te parviennent,
pour te montrer combien je t’aime.
Je suis là, tout contre toi,
je caresse ta joue, je te vois.
Je vois tes allers retours,
ta tristesse, tes questions.
Je te prends parfois par la main
même si tu ne le sens pas,
je caresse ton souffle,
plein d’interrogations et de doutes.
Je vais bien, rassure toi,
mes douleurs ne sont plus,
mon corps est léger,
mon âme est soulagée.
Tu as su être là quand il le fallait,
et je te remercie pour ça.
Les petites plumes qui s’envolent
et qui se laissent porter par le vent,
viendront réchauffer d’autres nids
de leur douceur et leur chaleur.
Ne cherche plus les signes de ma présence,
accueille-les,
ils sont déjà là »

Xochitl
(spéciale dédicace à un enfant qui se reconnaitra)

L’ancre

adolescence« Mon tendre amour,
Aujourd’hui je te dédie ce poème,
Pour te dire à quel point je t’aime.
Même si tu m’évites en ce moment,
Sache que je t’écoute, que je t’entends.
Je respecte ton besoin de liberté,
Ton envie de grandir, de t’évader.
Mais garde quelque part dans ta mémoire,
Que je suis ta maman du matin au soir.
Je ne suis pas celle qui te dit oui,
Par facilité ou par dépit,
Je suis celle qui veut te donner les bases,
Pour t’aider à avancer dans la vie.
Je suis celle qui accepte ta colère,
Même si parfois elle laisse un goût amer.
Je suis celle qui comprend ton chagrin,
Et qui décrocherait la lune si besoin.
Ton ancre peut te paraître lourde,
Mais elle a un but, crois moi,
Car les jours de tempête et de houle,
Ton embarcation saura rester stable.
Ta coque peut te paraître inutile,
Sans intérêt ou juste banale,
Mais elle te sera précieuse pour voguer,
Là où tu voudras t’aventurer.
La rivière sur laquelle tu navigues,
Te semble peut être morne mon enfant,
Mais une fois la marée rencontrée,
Et une fois les courants maîtrisés,
Tu pourras hisser les voiles,
Pour pouvoir te laisser porter
Là où ton vent te mènera, mon enfant. »

Armelle

(Dédicace à une maman très spéciale qui se reconnaitra)

Thanadoula, death doula, doula de fin de vie,

approche, blog

Une accompagnante avant tout,

thanadoula doula fin de vie

La fin de vie avec une thanadoula

Thanadoula, death doula, doula de fin de vie, accompagnante de fin de vie … ce sont autant de mots, d’étiquettes et de titres qui peuvent décrire un même métier, et au delà d’un simple métier j’aime à parler d’une approche, d’un état d’être et de l’acceptation que chacun possède en soi ses propres solutions en réponse à ses propres besoins.

Dentelles

une vie en dentelles

« Si je voulais te conter
Des crochets et des dentelles
Je te dirai sûrement
Qu’aujourd’hui et demain
Avancent tranquillement
Et qu’ici tout va bien.

Je te dirais que l’on gère
Et que l’on sait ce que l’on fait
Alors qu’en réalité
Au fil du temps qui passe
On prend vraiment conscience
Que l’on ne sait plus rien.

Si je voulais te rassurer
Je te mentirais peut-être
En te murmurant à l’oreille
Que tu ne me manques pas,
Que je gère à merveille
Et que j’avance à grands pas.

Mais toute la réalité
Tu la connais déjà,
Là où tu te trouves
Tu sais déjà tout ça.
Là-bas, la pluie ne mouille pas,
Le temps ne compte plus,
Le bonheur est éternel,
Savoure-le pour nous. »

Armelle

La Perle

la perle

« Et cette perle de pluie
Qui caresse ta peau,
Et cette larme de nuit
Qui te rappelle ce qui est beau.
Les regards qui se posent
Et qui admirent ton chemin
Sans que rien ne s’impose
Car tel est notre destin.

Des jours de soleil
Des jours de brouillard
Des jours de chaleur
Et des jours de froid.

Chaque instant est unique
Et pourtant éternel,
Chaque instant est pudique
Et pourtant si réel… »

Armelle

Le Chemin

Le chemin vers l'au dela« Guide moi à travers
ces chemins étranges
Où l’on croise des fées
Où se promènent les anges,
Où le jour devient nuit
Où la mousse devient vie,
Et où sans crainte on s’endort
Jusqu’au petit matin,
Là où les astres nous éclairent
La où chacun vit ses rêves
Là où le temps s’arrête
Pour ne durer qu’une éternité. »

Armelle

Le banc

Le banc, là où on t'attend encore

Assise sous un arbre,
J’ai attendu ta venue,
Les feuilles ont poussé,
Puis les arbres se sont dévêtus.
.
Je pensais avoir attendu
Des secondes ou des minutes,
Mais avec un peu de recul,
Je vois qu’il s’agissait de lustres.
.
Le temps a filé doucement ,
Mais ça on ne le voit pas,
Tout comme le fait discrètement
Le sable entre nos doigts.

Armelle

Entre deux

entrevoir la lumière« Entre oui et non,
Entre jour et nuit,
Entre nette et floue,
Entre silence ou parole ?
Regarder sans rien dire ?
Ou laisser s’exprimer son cœur ?
Mon choix est fait,
Et je le fais vivre de jour en jour, 
De minute en minute
De seconde en seconde…. »

Armelle

Petit Pierre

blog, deuil périnatal

petit pierreC’est avec beaucoup d’émotion que je vous partage la version film de l’histoire de Petit Pierre.

Le support que j’ai imaginé au tout début est un petit livre aux pages épaisses, à destination de tous y compris des enfants à partir de leur tout jeune âge.

J’ai effectivement souvent entendu que les bébés étaient trop petits pour comprendre, qu’on leur expliquerait plus tard quand ils seraient grands… mais à partir de quand on peut considérer qu’ils sont grands ? y-a-t-il un âge très précis ?

Mon objectif est de permettre à l’enfant d’avancer à son rythme, de lui permettre d’avoir les informations pour comprendre son histoire, et de le faire en fonction de ce qu’il est effectivement en mesure « d’intégrer », par ce biais, on laisse une porte ouverte permettant à l’enfant de poser les questions une fois qu’il est prêt à entendre les réponses.